Quand on vit avec une production électrique limitée, chaque consommation compte. Un ordinateur permet de travailler, de communiquer et de conserver des documents utiles, mais son unité centrale, ses écrans et ses périphériques peuvent entamer sérieusement les réserves. L’objectif n’est pas de jeter l’informatique à la poubelle, mais de lui couper l’appétit lorsqu’elle ne sert à rien.
La méthode tient en trois actions : Mesurer la consommation réelle, alimenter uniquement le matériel utile et régler correctement les périodes d’inactivité. Les chiffres ci-dessous proviennent de mon ancienne installation. Ils illustrent une démarche, pas la consommation de tous les ordinateurs actuels.
Commencer par mesurer au wattmètre
À l’époque, mon installation réunissait une unité centrale équipée d’un AMD Dual Core 5200+, deux écrans de 21 pouces avec haut-parleurs, une Livebox, un disque dur USB d’archives et deux imprimantes. Le wattmètre indiquait 254 W en fonctionnement et encore 34 W alors que l’ensemble était supposé éteint. Argh !
Il faut mesurer le poste complet, puis les appareils séparément. Relevez la puissance pendant un travail habituel, au repos, en veille et après arrêt. Pour un usage variable, le compteur d’énergie du wattmètre sur une journée est plus représentatif qu’une seule mesure instantanée.
| Situation dans l’installation d’origine | Puissance relevée |
|---|---|
| Ensemble des appareils alimentés, en fonctionnement | 254 W |
| Ensemble supposé éteint, mais toujours branché | 34 W |
| Travail courant après coupure des périphériques inutilisés | 196 W |
Le passage de 254 à 196 W représente 58 W économisés. Sur huit heures d’utilisation, cela donne 0,464 kWh. Quant aux 34 W résiduels, maintenus pendant seize heures, ils représentent encore 0,544 kWh. De petites puissances, laissées longtemps, finissent par faire une grosse différence.
Séparer les appareils selon leur usage
Une imprimante, un scanner et un disque d’archives n’ont pas besoin d’être alimentés pendant toute une séance de rédaction. J’avais donc séparé les périphériques occasionnels du matériel nécessaire au travail courant, à l’aide de multiprises à interrupteur.

Illustration d’origine : Elle montre la séparation des usages. Le branchement en cascade représenté n’est pas à reproduire. Raccordez chaque multiprise séparément à une prise murale.
- Le poste principal : Ordinateur, écran utilisé et accessoires nécessaires au travail.
- Les périphériques occasionnels : Imprimantes, scanner et supports d’archives, alimentés seulement au moment utile.
- Le réseau : Box et équipements associés, gérés séparément selon les besoins de connexion et de téléphonie.
Avant de couper le secteur, arrêtez normalement l’ordinateur, terminez les impressions et éjectez les disques externes. Suivez aussi la procédure d’arrêt de l’imprimante. Une coupure matérielle supprime l’alimentation des appareils concernés, mais elle ne remplace pas leur arrêt propre.
Utiliser les réglages actuels plutôt qu’un ancien logiciel
L’article d’origine utilisait LocalCooling pour estimer la consommation et programmer l’extinction de certains éléments. Ses indications n’étaient pas des mesures électriques. Les économies affichées ne prouvaient donc pas une baisse identique au wattmètre.
Les systèmes actuels proposent directement des réglages d’alimentation. Sous Windows 11, ouvrez Paramètres > Système > Alimentation et batterie, ou la rubrique Alimentation selon l’appareil. Réglez l’extinction de l’écran, la veille et le mode d’alimentation.
- Éteindre l’écran après une courte inactivité : Par exemple cinq minutes, à adapter à votre travail.
- Mettre l’ordinateur en veille après une absence plus longue : Par exemple quinze minutes, en tenant compte des tâches qui doivent continuer.
- Choisir un mode économe ou équilibré : Vérifiez que les performances restent suffisantes pour vos usages.
- Réduire la luminosité inutile : Un écran n’a pas besoin d’éclairer toute la pièce.
Un économiseur d’écran animé n’est pas une mise en veille. Pour économiser, mieux vaut éteindre réellement l’affichage. Pour une longue interruption, la veille prolongée ou l’arrêt peuvent être plus adaptés. Mesurez ensuite le résultat, car le comportement varie selon le matériel.
Faut-il passer à un portable ?
Un portable destiné à la bureautique peut réduire les besoins par rapport à une ancienne tour équipée de plusieurs écrans. Sa batterie apporte aussi une réserve utile lors d’une coupure. En revanche, on ne peut pas promettre une consommation trois à cinq fois plus faible dans tous les cas : Un portable de jeu et un petit modèle bureautique ne travaillent pas dans la même catégorie.
Comparez des appareils capables de réaliser vos tâches, en mesurant leur consommation avec leurs écrans et accessoires. Gardez également à l’esprit la réparabilité et le coût d’un remplacement. Le matériel déjà disponible mérite d’être mesuré et réglé avant d’être remplacé.
Économiser l’énergie sans maltraiter le matériel
Laissez les ventilations dégagées, entretenez le matériel selon ses notices et évitez les coupures brutales. Réduire les heures de fonctionnement inutiles ne dispense pas de protéger les documents : Conservez des sauvegardes sur un support que vous pouvez déconnecter et ranger.
Pour une installation autonome, le bon ordinateur est celui qui rend le service attendu avec une consommation compatible avec vos réserves. Un wattmètre, quelques interrupteurs et des réglages cohérents peuvent déjà apporter un gain concret. Inutile de sauver des arbres virtuels dans un logiciel si les imprimantes continuent de manger du courant toute la nuit.