Le 21 décembre 2012 devait être la date de la fin du monde. Du moins selon une interprétation très commerciale du calendrier maya, quelques gourous, des vendeurs de bunkers et une quantité respectable de vidéos publiées sur Internet.

La planète ayant finalement poursuivi sa route sans même prendre la peine de s’excuser, ce documentaire revient sur cette immense rumeur et sur ceux qui s’y étaient préparés.

Quand la fin du monde devient un commerce

Le documentaire rencontre des personnes persuadées que l’année 2012 marquerait un bouleversement planétaire. Certains cherchaient une protection spirituelle, tandis que d’autres investissaient dans des abris, des stages de survie ou des équipements censés leur permettre de traverser l’Apocalypse.

Il aborde successivement les mouvements religieux, le New Age, la vente de bunkers, les techniques de survie, les extraterrestres, les crânes de cristal et la commune de Bugarach. Ce village de l’Aude était devenu célèbre parce que certains imaginaient que sa montagne constituerait l’un des rares refuges épargnés par la catastrophe.

Préparation ou croyance apocalyptique ?

Le sujet rappelle une différence essentielle. Se préparer à une panne électrique, une tempête, une pénurie ou une crise économique repose sur des risques réels et observables. Construire toute sa vie autour d’une date annoncée par un gourou demande un autre genre de confiance.

Le documentaire adopte un regard très critique et mélange parfois préparation rationnelle, croyances sectaires et commerce de la peur. Cette confusion mérite justement d’être observée. Un survivaliste sérieux prépare des solutions utilisables dans plusieurs situations. Il ne mise pas toutes ses économies sur une prophétie accompagnée d’un compte à rebours.

Notre avis

Avec le recul, ce documentaire est devenu plus intéressant qu’au moment de sa première diffusion. Nous connaissons désormais la conclusion : le 21 décembre 2012, la Terre n’a pas explosé, les extraterrestres ne sont pas descendus sur Bugarach et les propriétaires de bunkers ont surtout gagné une cave particulièrement coûteuse.

Il montre néanmoins comment une peur collective peut être entretenue, transformée en spectacle puis exploitée commercialement. Une bonne préparation doit réduire la peur et augmenter l’autonomie. Lorsqu’elle produit exactement l’inverse, il est probablement temps de vérifier qui vend le bunker.

Apocalypse 2012

Sujet : Prophéties, survivalisme et commerce de la peur

Durée : 52 minutes

Langue : Français